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NYSE Euronext Bruxelles annonce le lancement d’un nouveau marché non réglementé: Easynext permettant la cotation de warrants sur indices et sur actions, ainsi que de certificats. 300 titres seront cotés dès jeudi, sans qu’on sache très bien quels sont ceux qui seront accessibles aux investisseurs particuliers. Les émetteurs auront en effet la faculté d’introduire des titres sans prospectus, ce qui aura pour effet de les réserver aux investisseurs institutionnels.

Intéressant? A voir. De tels produits sont en effet largement disponibles à Amsterdam et à Paris, en ce qui concerne les plus « internationaux » des titres en tout cas. Les amateurs de dérivés sur le Bel 20 et sur actions belges trouveront probablement plus facilement leur bonheur à Bruxelles. Encore faut-il aimer les warrants…

A tout prendre en effet, je préfère personnellement les options, qui ont l’avantage de pouvoir faire l’objet d’une vente opening (si votre société de bourse vous y autorise): en pareil cas, c’est vous qui « émettez » les titres… et encaissez la prime au lieu d’avoir à la débourser et à regarder s’évaporer la « valeur temps ».

Pour bien comprendre le fonctionnement des options et warrants, il faut savoir en effet que le prix de ceux-ci (la « prime ») est composée de deux éléments: la valeur intrinsèque et la valeur temps. Je m’explique, pour ceux qui ne sont pas trop familiers de la chose.

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Je vous avais promis quelques explications sur un indicateur technique qui me paraît précieux pour déterminer et pour apprécier la tendance d’un marché: l’histogramme du MACD dont nous avons vu la déclinaison hebdomadaire se retourner, il y a une dizaine de jours, sur l’indice Bel 20. Voici d’ailleurs où il en était vendredi soir (19e semaine 2008):

bel20-histo.PNG

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Avant de tenter de comprendre de quoi il retourne, observons que venant d’un creux en 5e semaine (- 48,7), l’indicateur a continûment progressé jusqu’en 17e semaine (+ 46,8) avant de se retourner à la baisse. Côté cours, l’indice clôturait à 3.612,07 points en 5e semaine et à 3.946,35 en 17e, ce qui correspond effectivement au plus bas et au plus haut de la période (il n’en va pas toujours aussi exactement ainsi).

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Nous vivons à l’époque des rankings. Pour être lu, il faut classer, hiérarchiser. Denier exemple en date: Le Soir et De Standaard qui rééditent une expérience qu’ils avaient déjà tentée et ont entrepris de dresser le hit-parade des CEO’s du Bel 20.

S’il y en a que ça amuse, pourquoi pas? Mais la valeur de ces classements, pour l’actionnaire, me paraît largement sujette à caution… Les notes obtenues par chacun des 20 patrons sont basés sur des cotes subjectives établies par des jurys et par des critères « objectifs ». Disons plutôt: « chiffrés », car la pertinence desdits critères ne me paraît pas évidente, non plus d’ailleurs… qu’aux deux journaux eux-mêmes, qui prennent leurs distances avec certains d’entre eux.

Le bénéfice net par exemple. GBL obtient un zéro pointé car son résultat net s’est « effondré » de 73% en 2007. Pour la bonne et simple raison que la cuvée 2006 avait été flattée par un produit tout-à-fait exceptionnel, la vente de Bertelsmann. Dans l’autre sens, Omega Pharma obtient un 10/10 pour une progression essentiellement réalisée sur un profit exceptionnel en 2007.

Et le cours de bourse? On prend ici en compte la performance de l’action comparée à celle de son indice de référence, sur la seule année écoulée toujours. On vous dira après ça que la pertinence d’un investissement en bourse s’apprécie sur la durée et qu’il est quand même malheureux que, sous la pression de ces maudits fonds anglo-saxons, le marcéh ne se préoccupe plus que ds évolutions à court terme… Allez comprendre!
Une seule conclusion possible: ces classements n’ont aucun intérêt. Et c’est dommage car des mesures beaucoup plus performantes et significatives sont parfaitement envisageables et couramment utilisées, aux Etats-Unis par exemple. Tenez, tout simple: quelle est l’évolution, sur cinq ou dix ans, des fonds propres par action? Ou: comment évolue la rentabilité de ceux-ci?

Aux Etats-Unis toujours, une multitude de sources gratuitement accessibles vous permet d’opérer un screening de l’ensemble des sociétés cotées, selon les critères que vous aurez définis. Ici, on ne dispose même pas d’outils semblables sur le Bel 20…

Identifier une tendance, visuellement, n’est pas compliqué: il suffit de relier un minimum de deux creux ou de deux sommets identifiés sur un graphique, et le tour est joué. Si les creux sont ascendants, la tendance est haussière; si les sommets sont descendants, elle est baissière.

Identifier LA tendance est par contre plus compliqué. Car ainsi qu’on peut le voir sur ces deux graphiques du Bel 20 (clôtures hendomadaires) sur des horizons temporels différents (2005 – 2008 pour le premier, 1er semestre 2008 pour le second), il peut y avoir plusieurs tendances à l’oeuvre en même temps…

tendances1.JPG

tendances2.GIF

Personnellement, je n’utilise ce genre de graphiques que pour une rapide approche préliminaire. Je les trouve moins « parlants » qu’il y paraît.

Prenez le premier (les lignes de tendance non violées sont représentées par un trait continu. Elles sont deux: la première, la plus longue, part du début 2005. La tendance était partie plus vite (ligne pointillée bleue), elle avait accéléré avant de ralentir sérieusement, au point de permettre l’entrée en scène d’une tendance baissière de plus d’un an (ligne jaune continue).

Comme vous pouvez vous en rendre compte, c’est plus confus encore sur le second graphique: un violent rallye entamé à la mi-mars a l’air de nous ramener sur les niveaux de début janvier, mais la ligne de tendance qui en résulte est si « pentue » qu’on est en droit de se demander si elle est bien solide…

Je préfère en fait approcher la question par les moyennes mobiles. Voici comment.
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