Voici quelques lectures qui m’ont paru intéresssantes. Et d’abord, l’assemblée générale de Berkshire Hathaway, ce week-end, le « Woodstock capitaliste »:

  • Buffett: « Think small ». – Il n’arrête pas de répéter qu’il ne faut plus attendre de son mammouth des gains stratosphériques. Mais « cela reste un bon investissement ».
  • Markets have yet to hit the bottom. – Les analystes canadiens considèrent en majorité que les marchés n’ont pas encore touché le fond.
  • Signs of Sunshine. – Selon le NYT par contre, Wall Street redevient optimiste.
  • Bank of England calls the bottom. – La Banque d’Angleterre aussi se veut rassurante.
  • Evitez les mauvais secteurs. – Mais il faut être sélectif, si l’on en croit Québec Bourse.
  • Huit conseils. – Prodigués par les « investigateurs financiers » canadiens.
  • Plus de levier. – Il existe même (aussi en Europe) des trackers à effet de levier.Aux States, on passe même à 3. Les spéculateurs salivent…

Et cette jolie citation de Warren Buffett (77 ans), interpellant son associé et ami Charlie Munger (84):

« At the average age of 80, we’re aging at the average rate of only 1 1/4% per year. That’s a lot better than younger people.« 

Bon dimanche au soleil de mai!

La moisson de la semaine:

  • More information, please… – Le mal ne sévit pas seulement chez nous: ce blog de communicant dénonce les chaînes de distribution US qui cessent de publier leurs ventes mensuelles parce que la récession se pointe…
  • Pourquoi votre site est médiocre. – Encore de la com’: Investor Relations Blog propose aux sociétés cotées une petite check-list pour tester les pages « IR » de leur site web.
  • Que ferait Warren? – Une petite blogographie concernant Warren Buffett. Quelques références intéressantes.
  • Trackers obligataires. – Introduction à un sujet important, que j’aborderai un de ces jours: les trackers obligataires, ou la façon simple de gérer la partie sans (trop de) risques de votre portefeuille. Ici, c’est à propos des Etats-Unis, mais c’est largement transposable en Europe.
  • Produits dérivés. – Café de la Bourse m’apprend que Warren Buffett, très critique sur l’abus des produits dérivés, avait lui-même émis des options put à très long terme sur le S&P500. Je suis bien convaincu que la façon la plus sûre de gagner de l’argent sur ce type de marché est de prendre la place du banquier en émettant des options (vente opening) au lieu d’en acheter. Et c’est à la portée de tout le monde. J’y reviendrai aussi.

Et une petite citation encourageante d’un autre investisseur de référence, pour finir:

Vingt ans de métier m’ont convaincu que toute personne normale utilisant trois pour cent des capacités de son cerveau pouvait choisir des actions aussi bien, si ce n’est mieux qu’un expert de Wall Street.

Peter Lynch.

Voici quelques liens que j’ai glanés pour vous tout au long de la semaine:

  • General Electric: la claque. – Wall Street a mal vécu l’annonce des résultats trimestriels de General Electric, THE conglomerate. Et pour cause: ils sont bien en deçà de ce qui était attendu. Les cours se sont repliés sur un large front, dans le sillage de GE (-13% vendredi).
  • American Slowdown. – La cover story de The Economist sur la récession américaine.
  • Soros is sorry. – …mais la crise, à ses yeux, est plus grave qu’on ne le pense.
  • Cuivres chiliens. – Le Chili va bien, lui. Il a du cuivre à revendre. Et le marché est suivi par des trackers iShares, négociables à New-York. En progression de 13% depuis le début de l’année, mais attention: en dollars américains, ce qui relativise la performance…
  • Vive l’AG! – Un plaidoyer du blog de l’Echo en faveur des assemblées générales annuelles, l’occasion de prendre la température des sociétés cotées entre les lignes ennuyeuses des rapports annuels.
  • Micro-caps, macro-risques? – En direct du Québec, un avertissement sur les risques spécifiques qu’il peut y avoir à investir dans les petites capitalisations.
  • Trackers européens. – La suite de l’article que je vous mentionnais la semaine dernière sur le marché des ETF européens. Un screening des principaux émetteurs.
  • Dérivés. – L’opinion d’un opérateur des dérivés sur la méconnaissance par les investisseurs français des marchés des produits dérivés. Pas de panique: en Belgique aussi…
  • Dividend investing. – NYSE Euronext vient de lancer de nouveaux indices sur les actions à haut rendement de dividende. Une mode parfaitement recommandable qui sévit depuis quelque temps déjà.
  • Moins d’IPOs. – Le Blog Finance se penche sur la raréfaction des introductions en bourse sur les marchés européens.
  • Un p’tit pastaga? – Café de la Bourse, le bien nommé en l’occurrence, sur l’acquisition par Pernod-Ricard du propriétaire suédois de la vodka Absolut. La success story va-t-elle se poursuivre?

Bon week-end à toutes et à tous!

La petite moisson de la semaine:

  • Big Mood Change? – La vision du commentateur de l’Associated Press sur la mutation du sentiment qui serait en train de s’opérer à Wall Street: toutes les mauvaises nouvelles envisageables sont-elles dans les cours? Peut-on commencer à penser aux prochains sommets? En sens contraire, voyez la citation, ci-dessous.
  • L’ogre chinois s’éveille. – Le Financial Times annonce que Safe, l’instrumet de la Banque de Chine qui gère les réserves de change, s’était bâti une position de 1,6% dans le capital de Total (Paris – FP, et Bruxelles – FPB) dont le principal actionnaire est actuellement Albert Frère (5,3%).
  • Les IPO à l’arrêt. – Un article du Tijd qui relève que les montants levés en bourse de Bruxelles, au premier trimestre de cette année, sont les plus faibles (ils sont quasi nuls) depuis 2003.
  • Vessies dorées? – Dans les temps boursiers troublés, tels ceux que nous connaissons, on entend souvent citer l’or comme valeur refuge. On a d’ailleurs vu le métal précieux franchir récemment la barre des 1.000 USD pour une once. Voici un avis dissident, d’un « oracle » pour qui l’or n’est qu’une matière première comme une autre.
  • Trackers européens. – Une étude intéressante sur l’univers européen des Exchange Traded Funds (ETF), montrant que ce côté-ci de l’Atlantique est encore un peu en retard, en ce domaine, mais que la croissance de ce type de produit y est plus élevée. C’est toujours iShares qui domine la scène, mais Lyxor vient en 2e position, avec 31,5 milliards USD et 87 fonds. Les Européens paraissent aussi plus friands de trackers d’obligations.
  • Attention au levier. – Voici un sujet fort intéressant sur lequel je me propose de revenir prochainement et qui a un intérêt pratique pour nous: on trouve sur le marché parisien un certain nombre de trackers dits « actifs », à effet de levier. A manipuler avec prudence et en pleine connaissance de cause…

Et cette citation, relevée dans Cash:

Début janvier 2008, la nouvelle tendance hassière en bourse a été brisée. Ct événement a très probablement marqué le début d’une tendance baissière appelée à être plus forte et plus longue que celle de 2000-2002. Dans une telle situation, il est impératif d’ignorer trois conseils d’habitude très populaires: aller contre la tendance (pour anticiper le redressement imminent), investir en actions (parce qu’elles forment la classe d’actifs la plus rentable à long terme et qu’il n’y a pas d’alternative) et acheter des actions bancaires (parce qu’elles ont déjà beaucoup baissé).

Frank Boll,

Admin.-dél. d’Ecofis et directeur de Rorento

Quelques lectures pour votre week-end:

  • D’abord la qualité. – Business Week relève que les actions qui ont les plus hauts rankings chez S&P ont réalisé, en moyenne des performances boursières supérieures à tout le reste du peloton depuis les sommets de mars 2000: 0,39% de return mensuel moyen, contre 0,30 (en annuel: 4,8% contre 3,66). Cinq titres ont été upgradés à A+ depuis décembre 2005, dont Exxon Mobil (XOM) et 3M Co (MMM). Le classement est fondé sur l’évolution des bénéfices par action et des dividendes.
  • Corrélations en hausse. – Une constatation intéressante de John Authers dans le Financial Times: derrière les apparences, les actions européennes, américaines et japonaises ont reculé à peu près dans les mêmes proportions, à taux de change constant.
  • Erreurs de tracking. – Les ETF ou trackers ont vocation à reproduire les performances des indices. Attention cependant: tous ne sont pas aussi précis en ce domaine. Notamment parce qu’il y a des indices qui ne peuvent pas être exactement dupliqués (composition identique à celle de l’indice) et doivent donc être optimisés, provoquant des écarts à la hausse comme à la baisse.
  • Evaluer le management. – Café de la Bourse propose une grille d’évaluation du management des entreprises cotées. Personnellement, je proposerais d’y inclure quelques chiffres. Par exemple: sur une période de cinq à dix ans, de combien a progressé le bénéfice par action en proportion des bénéfices non distribués?
  • Un IRIS printanier. – Objectifs de cours de deux analystes de la place en hausse pour la société novo-louvaniste.

Et cette citation de Geert Noels, interviewé par Trends-Tendances cette semaine:

Si Bill Gates était né en Belgique, Microsoft ne serait jamais devenu ce que c’est aujourd’hui.

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