Antigone n’est pas seulement le nom fameux de la fille de Créon, dans la tragédie de Sophocle. C’est aussi celui du géant anversois que Brabo trucida, selon la légende, avant de jeter sa main dans l’Escaut et de donner ainsi son nom à la belle ville d’Anvers. C’est également l’enseigne d’Antigoon Invest (site internet en construction), qui selon De Standaard et L’Echo, ambitionnerait de lever 1,5 million sur le Marché Libre bruxellois avant l’été, avec l’appui de Small Caps Finance.
Antigoon s’est spécialisée dans le rachat de sociétés patrimoniales à des familles souhaitant éviter en toute légalité la taxation des plus-values immobilières et des boni de liquidation. Elle s’est ainsi constitué, par le biais des sept sociétés rachetées jusqu’ici, un portefeuille qu’elle évalue à 11 millions et qui générerait des revenus locatifs (habitation et commerces) de € 665.335 (soit 6,05%), avec des dettes à long terme de 4,5 millions.
L’entrée sur le Marché libre, qui serait précédée d’un tour de table privé, devrait permettre de poursuivre l’expansion du portefeuille immobilier, avec un objectif de 40 à 50 millions d’ici cinq ans.
Dans l’attente d’un éventuel prospectus d’émission, on en restera là pour l’instant car, pour le reste, les informations répercutées dans De Standaard et dans L’Echo paraissent quelque peu contradictoires: là où l’un annonce un retour sur fonds propres de 20% grâce à un taux favorable de revenus locatifs sur des immeubles acquis à bon compte, l’autre nous dit que « la mesure [le ROE] n’est guère pertinente » et qu’il faut lui préférer les plus-values des actifs… que le premier n’ose espérer en raison du rafraîchissement de l’ambiance sur le marché immobilier!
Qui a raison? Pour convaincre le chaland, il serait souhaitable d’unifier le discours… ou de s’assurer qu’il soit entendu de la même manière, en français comme en néerlandais.