Voyez cette belle bougie blanche symbolisant la séance de vendredi: le Bel 20 a ouvert un peu au-dessus de sa résistance et, après avoir réfléchi presque toute la matinée, s’est élancé et maintenu au-delà des 3.900 points.

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Il n’a évidemment pas fait ça tout seul, notre brave indice: la plupart des marchés ont évolué à l’unisson et présentent, avec quelques nuances parfois, des configurations techniques largement comparables. Voyez par exemple ici le vénérable Dow Jones new-yorkais, séduit par les résultats trimestriels du jour, ceux de Google par exemple. Et pour le S&P500, voyez par exemple ici.

C’est donc reparti? Pas si vite.

D’abord, un événement technique comme la rupture d’une zone de congestion des cours qui vient de se produire ne signale rien de plus que le gain d’une partie par les haussiers, pas celui de la guerre, jamais finie, entre les bulls et les bears… Et cette partie là appartient déjà au passé. C’est positif comme un point remporté dans un tie-break, ce n’est pas une balle de match. Plus sérieusement, cela confirme la tendance de court terme que nous suivons depuis la mi-mars, mais ça ne doit pas faire oublier que la tendance baissière de moyen-long terme qui a démarré mi-2007 (sommet à 4.759 points en mai) est toujours intacte.

Conflit de tendances

L’indice progresse en effet toujours sous sa moyenne mobile de long terme (40 semaines) qui descend encore pour aller (bientôt) à sa rencontre. Et une moyenne mobile qui décroît, c’est naturellement le signe d’une tendance baissière. Les autres signes visuellement évidents, ce sont des sommets intermédiaires toujours plus faibles, comme ceux d’octobre 2007 (4.455 pts) et de décembre 2007 (4.200). Ce niveau, s’il est atteint dans les semaines qui viennent sera la première confrontation sérieuse entre la tendance baissière de moyen terme et la hausse qui se développe à court terme.

Si ces niveaux ont du sens, pour l’observateur qui cherche à comprendre ce qui se passe sur le marché, c’est parce qu’ils constituent des seuils auxquels des positions ont été prises antérieurement et parce que les zones de congestion sont celles où les échanges ont forcément été les plus nombreux, en fonction de leur durée. Il n’y a aucune manifestation « surnaturelle » là-dedans, mais de la logique et de la psychologie.

Et pour le trader, ce sont des points de repère, ni plus, ni moins. Une résistance ou un support sont des seuils propices à l’ouverture ou à la fermeture d’une position, ou à l’installation d’un ordre stop de protection. Parce qu’ils sont « programmables ». Et permettent ainsi de gérer les risques, ce qui est la vraie clé des trades réussis.

Tenez:vous avouerai-je que jeudi matin, sur la foi de mes indicateurs, j’ai placé une petite mise sur le CAC 40? Des call warrants que j’ai déjà cédés vendredi soir avec un gain de 17%. Pourquoi si vite? Pas parce que j’anticipe la fin de la hausse, mais parce que lorsque vous achetez des warrants ou des options, les gains les plus rapides sont les meilleurs. J’y reviendrai sans doute pour en expliquer la raison à ceux d’entre vous qui ne la connaîtraient pas bien. Dites-moi donc si cela vous intéresse.

Bon week-end! Si vous restez en ligne toutefois, vous pouvez vous attendre à un petit article sur le Marché Libre et à mes liens de la semaine.

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