Il paraît que plusieurs fonds de private equity sont occupés à rôder autour des plus petites capitalisations de la Bourse de Paris. C’est le quotidien français La Tribune qui dit ça, dans un article annoncé en une, vendredi (il est payant; voici le lien, s’il vous intéresse).

Le président d’un de ces fonds, cité par le journal:

Il est devenu plus intéressant pour un fonds d’acheter une entreprise cotée qu’une société privée, dont les valorisations ont moins baissé.

La crise financière? Sans doute. Mais selon le président d’un autre fonds, qui organise le delisting de Léon de Bruxelles (Paris, Comp. C – LEON), il y a aussi l’internationalisation des marchés qui requiert des entreprises à forte visibilité et à taux de flottant élevé.

Dans la catégorie des entreprises dont la capitalisation boursière est comprise entre 20 et 80 millions, avec un flottant de 10 à 30%, une société sur deux serait mieux valorisée en dehors de la Bourse, adossée à un fonds, estime-t-il.

Si cela est vrai, NYSE Euronext doit se faire du souci. Mais pour les investisseurs, c’est autre chose: il devrait donc y avoir de bonnes affaires à débusquer dans les plis de la cote.

La saison des résultats a débuté pour les entreprises cotées en bourse de Bruxelles. Toutes n’ont pas encore compris mais il y a un léger mieux: Systemat et EVS, par exemple, semblent avoir renoncé à ces placards placards grisâtres dans la presse financière, où l’on vous donne à lire (?) colonnes de chiffres et commentaires en tout petits caractères.

En lieu et place, vous trouverez maintenant ce qui ressemble à une annonce publicitaire, avec quelques points essentiels mis en évidence et un renvoi au site internet de la société pour en savoir plus. Je ne suis pas en mesure de vous le montrer car les journaux ne donnent pas d’URL à leurs pubs et les sociétés elles-mêmes sont encore un peu guindées dans la gestion de leurs sites internet.

Il y a donc encore des progrès à faire dans cette direction, mais ne boudons pas notre plaisir. Rome ne s’est pas faite en un jour…

On peut néanmoins espérer que les entreprises finissent par comprendre que le « petit » actionnaire est aussi un client à convaincre et que la publication de communiqués abscons dans une seule édition de l’une ou l’autre gazette n’est pas forcément la meilleure manière d’y arriver.

Ce que je dis ici n’a rien de révolutionnaire. Pour vous en convaincre, si c’est nécessaire, lisez donc ce billet de Dominic Jones qui donne ici un bon petit tuyau aux entreprises américaines pour faire des économies sur le dos des agences de com’.

L’Echo lui-même suggère une piste intéressante par l’exemple: sur son canal You Tube, la rédaction online du quotidien diffuse une interview de Jean-Claude Logé, le patron de Systemat:

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La séquence de six minutes a été postée le jeudi 28 février et, lundi, elle avait déjà été visionnée 258 fois. Rien à voir, me direz-vous, avec les scores de Sarkozy quand il « allume » un contestataire, ou de Britney Spears quand…, mais bon: vous en connaissez beaucoup, des façons de pouvoir parler à 250 personnes intéressées que vous ne connaissez pas, pour un investissement-temps de 6 minutes?

Et je dis bien: à des personnes intéressées. Il m’étonnerait quand même qu’on demande à voir une interview de chef d’entreprise si l’on ne s’intéresse pas à la personne ou à sa société!

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