La moisson de la semaine:

  • More information, please… – Le mal ne sévit pas seulement chez nous: ce blog de communicant dénonce les chaînes de distribution US qui cessent de publier leurs ventes mensuelles parce que la récession se pointe…
  • Pourquoi votre site est médiocre. – Encore de la com’: Investor Relations Blog propose aux sociétés cotées une petite check-list pour tester les pages « IR » de leur site web.
  • Que ferait Warren? – Une petite blogographie concernant Warren Buffett. Quelques références intéressantes.
  • Trackers obligataires. – Introduction à un sujet important, que j’aborderai un de ces jours: les trackers obligataires, ou la façon simple de gérer la partie sans (trop de) risques de votre portefeuille. Ici, c’est à propos des Etats-Unis, mais c’est largement transposable en Europe.
  • Produits dérivés. – Café de la Bourse m’apprend que Warren Buffett, très critique sur l’abus des produits dérivés, avait lui-même émis des options put à très long terme sur le S&P500. Je suis bien convaincu que la façon la plus sûre de gagner de l’argent sur ce type de marché est de prendre la place du banquier en émettant des options (vente opening) au lieu d’en acheter. Et c’est à la portée de tout le monde. J’y reviendrai aussi.

Et une petite citation encourageante d’un autre investisseur de référence, pour finir:

Vingt ans de métier m’ont convaincu que toute personne normale utilisant trois pour cent des capacités de son cerveau pouvait choisir des actions aussi bien, si ce n’est mieux qu’un expert de Wall Street.

Peter Lynch.

Voici une information d’un genre qui ne fait pas beaucoup de bruit mais qui me paraît du plus haut intérêt pour l’investisseur individuel: 21 nouveaux trackers (ou ETF, pour Exchange Traded Funds) font leur entrée sur le segment NexTrack de MYSE Euronext Paris.

C’est la gamme de la Deutsche Bank qui débarque ainsi dans la capitale française, déjà bien fournie, mais qui s’enrichit notamment ici de deux ETF répliquant les marchés monétaires britannique (SONIA) et américain (Fed Fund). Depuis le mois de septembre dernier, la cote comptait déjà un tracker EONIA (European Overnight Interest Average).

Pourquoi est-ce intéressant? Parce que le plus gros problème de gestion, pour un petit portefeuille de particulier non professionnel, est celui de la diversification, en vue d’en contrôler le risque. Avec un portefeuille de trackers, on arrive sans peine – et sans frais excessifs – à mettre au point une gestion core-satellite comme un pro et à concentrer sans remords son attention sur ses quelques actions individuelles de prédilection, fussent-elles étroitement corrélées entre elles.

Les trackers sur obligations ou sur matières premières permettent également aux petits patrimoines de s’exposer à des marchés ordinairement réservés aux spécialistes et d’y déployer une vraie stratégie d’investissement.

C’est un sujet sur lequel j’ai bien l’intention de revenir. En attendant, si vous vous demandez encore un peu ce que sont ces produits, voyez par exemple et pour commencer:

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