Quelqu’un sait-il ce qui s’est dit lundi à l’assemblée générale de Propharex (Marché Libre – PROP)? Je ne vois rien nulle part. Les commentaires sont ouverts…
Les résultats annuels du chocolatier bruxellois NewTree (ML – NEWT) ne sont peut-être pas trop décevants, mais ils ne feront pas non plus faire des bonds de joie à ses actionnaires: les ventes ont bien crû de 23% en 2007, mais on leur en avait annoncé 45 dans le prospectus de l’augmentation de capital, en juin dernier. Et une perte consolidée limitée à € 150.000, alors qu’elle frôle le triple.
Le bilan est sain, certes, mais ne l’est-il pas trop? C’est une boutade évidemment, mais le spectaculaire current ratio (5,26) dont se targue NewTree est aussi le signe évident qu’une bonne partie du cash levé en 2007 est toujours dans les coffres de l’entreprise, dans l’attente d’un emploi.
On verra ça lors de l’assemblée générale, en juin?
PS: Je passerai un lien vers le communiqué de NewTree (que j’ai trouvé dans mes alertes Google) quand il sera disponible, sur le site de la société ou sur celui d’Euronext.
Update 4/5/07: Le communiqué de NewTree est disponible sur le site de NYSE Euronext, mais je ne le trouve pas sur celui de la société. Il me paraît d’autre part évasif. Que la perte consolidée se soit creusée en raison notamment de l’évolution des cours du cacao et du dollar, ainsi que de la prise en compte des frais liés à l’introduction est une chose; une autre est que l’on ne nous donne ici guère d’information sur le résultat d’exploitation proprement dit, ni sur les raisons pour lesquelles la progression du chiffre d’affaires (23%) a été largement inférieure aux prévisions du prospectus d’émission (45%).
On nous annonce d’autre part pour le mois prochain « une innovation majeure »… qui avait déjà été promise pour le mois de mars. Après son augmentation de capital de l’année dernière, NewTree est d’autre part maintenant assise sur une montagne de liquidités (current ratio de plus de 5), mais pour quoi faire?
Toutes ces questions ont sûrement des réponses convaincantes, mais il est dommage qu’on puisse se les poser sans pouvoir trouver de réponse…
NYSE Euronext ne ménage vraiment pas ses efforts pour crédibiliser le Marché Libre bruxellois qui a connu quelques vents contraires, ces derniers mois: sans remonter à la piteuse déconfiture d’un de ses pensionnaires (ZNJ), il faut bien constater que les IPOs ne font plus vraiment recette et que sur le marché secondaire, les opérateurs ne se bousculent pas.
Lundi, la salle était relativement petite, mais comble, pour un « atelier » – en branchitude ont dit: un workshop – très (trop?) touffu dont on retiendra surtout un double engagement et quelques propositions
- pour améliorer la visibilité des sociétés cotées ou en instance de l’être;
- et pour inciter celles-ci à la transparence, c’est-à-dire à une meilleure information de leurs actionnaires.
C’est par le blog de l’Awex-OFI, Invest in Wallonia, que j’apprends que c’est le 9 mai que sera inauguré le chateau du Val Saint Lambert restauré, après l’incendie de mars 2006. Derrière l’événement, il y a la société Immoval qui poursuit son projet de Cristal Park, un pôle touristique centré sur le chateau et sur la cristallerie bien connue.
La cristallerie? C’est pas coté en bourse, ça? Sur le Marché Libre? Justement. Et ça ne va pas trop bien. Le management a confié à la Banque Degroof, à l’automne dernier, la mission de lui trouver des partenaires. Et Immoval s’est mis sur les rangs. Mais les discussions ont l’air de patiner et, si j’en crois ce que semble en dire entre ses lignes l’article du Soir, le soupirant a l’air de trouver le temps long, ne pouvant ou ne voulant peaufiner son projet « avant d’être assuré de la pérennité de la cristallerie ».
La pérennité? Diable… C’est d’elle déjà que parlait un premier article du quotidien bruxellois, en octobre de l’année dernière. Si vous êtes comme moi, vous vous dites sans doute que tout cela mériterait bien quelques explications de la société à ses actionnaires.
Bernique… Le dernier communiqué de VSLI accessible aux investisseurs sur le site d’Euronext date déjà du 25 juillet 2007. Il prévoyait, sur base du carnet de commandes, un résultat d’exploitation « positif ». Mais en octobre le cours de bourse établissait un plancher absolu à € 2,68, au moment où Le Soir s’interrogeait sur la « pérennité » de l’entreprise.
Ce qu’il en est et ce qui va se passer maintenant, je n’en sais fichtre rien, pas plus que des enjeux. Et c’est quand même un problème, je pense: traité avec un tel mépris, l’actionnaire lambda a-t-il d’autre ressource que de prendre ses jambes à son cou en maudissant ceux qui l’ont attiré là? Un petit rappel quand même, pour ceux qui l’auraient oublié: l’assemblée générale ordinaire a lieu le deuxième mardi de mai. C’est tout bientôt, ça…
P.S.: Je ne vous propose pas le lien vers le site de la société: on n’y aperçoit même pas qu’elle est cotée en bourse.
La petite Propharex (ML – PROP) ne va paraît-il pas bien. Pas bien du tout. C’est L’Echo qui l’annonce ce matin en « une » (N.B.: il faut être abonné pour consulter l’article online), élevant cette péripétie au rang d’exemple emblématique des maux du Marché Libre bruxellois que la pharmaceutique wallonne avait inauguré, en 2004, en y devenant la première PME à y être cotée.
D’un point de vue strictement financier, le souci principal de Propharex saute aux yeux lorsqu’on consulte les bilans de la firme: sous-capitalisation. Depuis 2004 au moins, le fonds de roulement est négatif (les fonds propres sont inférieurs aux immobilisations) et même si l’on y ajoute les emprunts subordonnés dont elle bénéficie auprès d’invests publics, cela ne suffit pas à couvrir les besoins en fonds de roulement (BFR = actifs d’exploitation – passifs d’exploitation).
La trésorerie est donc négative et la résolution de ce problème endémique n’est probablement pas facilitée par le climat qui prévaut actuellement sur les marchés financiers. Ni par le fait que lorsqu’on y réfléchit, Propharex a encore tout à prouver quant à la viabilité de son business model fondé
- sur la production de médicaments génériques et de compléments alimentaires dans son usine de Courcelles
- et sur la vente de « micro-usines » pharmaceutiques dans les pays en voie de développement.