Souvenez-vous: la société qui a le mieux performé sur NYSE Euronext Bruxelles, en 2007, est une petite pensionnaire du Marché libre, Option Trading Cy (OTCB). Enfin, « petite », tout est relatif: à la fin de l’année, elle pesait quand même près de 46 millions, bien plus que certaines sociétés cotées sur le marché réglementé!

Option TradingDepuis le début de cette année, elle a perdu un peu de terrain: elle cotait ce soir, mardi 9 mars 2008, à 17,95, soit encore une capitalisation boursière de 37,5 millions. Pas mal quand même… Elle offre en plus un généreux dividende: € 1,20 bruts précomptés à 15% pour 2007, si l’assemblée générale approuve la proposition du management… qui détient près de 90% du capital et ne court donc pas grand risque d’être contredit. Mais restons en à 2007 en admirant le graphique ci-dessus, établi en base mensuelle et montrant une progression, sur l’année, de près de 160%, excusez du peu, en tenant compte du dividende versé au titre de 2006 (0,60 brut, sans réinvestissement).

Une machine à sous, OTCB? D’une certaine façon, oui. Mais lisez quand même jusqu’au bout avant de conclure.

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Habitué aux déclarations tonitruantes et aux effets d’annonce, Louis Thannberger annonçait la semaine dernière qu’il voulait… racheter le Marché libre parisien à NYSE Euronext! Ou à défaut, en assurer lui-même la promotion, délaissée par la bourse paneuropéenne, dénonce-t-il. Et d’enfourcher le dada du patriotisme économique franco-français face à l’ogre américain…

Curieuse affaire. D’autant qu’elle coïncide avec les péripéties un peu surprenantes autour d’Europe Finance et Industrie, la société de Thannberger elle-même cotée sur le Marché libre (MLEFI). Celle-ci, qui est la principale pourvoyeuse d’introductions sur ledit marché, semble avoir très mal vécu l’éclatement de la bulle internet, en 2000, et la raréfaction des IPOs qui a suivi. Ses résultats en ont pâti.

Début 2007, le commissaire refuse de certifier les comptes 2006 et ceux-ci ne sont pas publiés, remontrances de l’AMF à la clé. Thannberger demande en justice le « relèvement » (révocation) du commissaire, affaire toujours pendante, et – miracle! – on finit par découvrir, alors qu’une assemblée générale extraordinaire est déjà convoquée, € 400.000 « oubliés » dans les comptes 2006. Ce qui permet aux fonds propres de ne pas passer sous la limite en dessous de laquelle la société doit être dissoute en vertu du droit français…

Vous pensez bien qu’avec toutes ces péripéties, le cours d’EFI sur le Marché libre fait du yo-yo… Il est aujourd’hui à 15,60 (- 52% sur le début de l’année).

L’affaire reste marginale et ne fait guère de vagues, en France (je l’ai découverte presque par hasard, grâce à Google Alerts), mais elle illustre assez bien les côtés, disons: pittoresques du Marché libre parisien et de certains de ses acteurs. Et l’importance d’une information fiable sur l’évolution des sociétés qui y sont cotées…

La croissance de Proximedia (PROX), entrée sur le Marché Libre parmi les pionniers – c’est le matricule 2 – poursuit imperturbablement sa croissance et c’est sans remords apparent que Fabrice Wuyts, le CEO, a présenté les résultats de son groupe autour d’un agréable buffet, mercredi midi. Sans s’inquiéter outre mesure du rétrécissement apparent de la marge nette: il ne paraît pas attribuable à une pression sur les prix ni à une augmentation des coûts mais procèderait de facteurs comme la montée en puissance de Bezoom TV, qui a bien contribué aux ventes mais pas encore aux bénéfices, ou le développement de la production immobilisée (activation d’une proportion plus forte des nouveaux contrats, avec étalement subséquent de la marge sur quatre années).

Si vous voulez écouter et visualiser la présentation de ces chiffres, cliquez donc sur ce lien: grâce à Bezoom et Thierry De Bock, Proximedia est résolument entrée dans l’ère de l’audio-visuel. Quand elle aura intégré les avantages de la « viralité » et qu’un petit blogueur comme moi pourra facilement faire un « embed » de la vidéo sur son site, ce sera parfait pour tout le monde!

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Le groupe Newton 21 (Marché Libre – NTON) confirme mercredi dans un communiqué publié à Bruxelles et à Courbevoie, qu’il a acquis 46,78% des actions du groupe français Vivactis, qui se présente comme le leader français de la communication santé. C’est un événement majeur pour Newton 21: si l’on se réfère aux marges brutes 2007 respectives des deux groupes, la proie (12 millions) pèse près de deux fois plus que son prédateur (7,2 millions).

Jadis filiale de SR Teleperformance (RCF) qui s’en est séparée pour se recentrer sur son core business en 2005, Vivactis s’est à son tour détachée de son pôle édition avant d’être reprise par son management dans le cadre d’un LMBO, en février 2007. Comme Newton 21, il s’agit d’un holding regroupant plusieurs sociétés opérant sur le marché de la communication et du marketing, « santé » en l’espèce.

La logique industrielle de l’opération paraît ainsi évidente: Vivactis doit apporter à Newton 21 son expertise et sa spécialisation en matière de communication healthcare, les Belges offrant en retour aux Français – actuellement actifs dans le seul Hexagone – leur implantation sur différents marchés européens.

Au-delà des évidences – élargissement sensible du périmètre et spécialisation accrue dans le secteur santé -, il est encore assez malaisé d’évaluer l’impact réel de l’opération du point de vue de l’actionnaire de Newton 21. On ne peut qu’espérer une amélioration de la visibilité à l’occasion de la publication des résultats annuels, dans le courant du mois de mai (l’assemblée générale annuelle se tiendra début juin).

Sur le marché, Newton 21 végète actuellement dans un range étroit, à proximité de son nadir historique entre 5 et 6 euro, après y avoir été introduite à 8,50 le 22 décembre 2005. Plus haut des 12 derniers mois à 9,88 en avril 2007. La cotation la plus récente du titre remonte au 21 février (5,60).

La feuille boursière hebdomadaire L’Investisseur consacre cette semaine (n°10 du 11 mars 2008, pp. 14 et 15) ses pages « Portrait » au Marché Libre de NYSE Euronext Bruxelles et passe rapidement en revue les actions qui y sont cotées. Elle identifie quatre titres « dignes d’achat » (sur 23) à ses yeux: NewTree (NEWT), Option Trading (OTCB), Proximedia (PROX), U&I Learning (UNI).

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